Fil

Lucas Levitan
24.12.2016

À vingt ans, je n’avais en tête que l’extermination des vieux ; je persiste à la croire urgente mais j’y ajouterais maintenant celle des jeunes ; avec l’âge on a une vision plus complète des choses.Cioran

Emil Cioran
18.12.2016

 Manos, manos. El final del fetichista.

Horst P. Horst
14.12.2016
Edon Duraku

L’OCDE a récemment publié un rapport tiré du programme international d’évaluation des étudiants (PISA). Les évaluations ont porté principalement sur les sciences, les mathématiques et la compréhension écrite. Voici un petit résumé des résultats pour l’Albanie et le Kosovo. Sur les 70 pays évalués, le Kosovo se classe 68ème et l’Albanie 51ème Le rapport révèle également le pourcentage des élèves sous le seuil de compétence requis. Sachant que la moyenne des pays de l’OCDE est de 13%, pour l’Albanie ce pourcentage est à 31.1% et pour le Kosovo, à 60.4%. Enfin, j’ai été surpris de voir que le Kosovo a un taux d’équité entre filles et garçons supérieur à celui l’Albanie. Après… l’équité dans l’incompétence…

Je profite de tout ceci pour vous annoncer que ma prochaine chronique va traiter de l’éducation en Albanie. Et je peux déjà vous avertir : on va bien se marrer…. (jaune)

Ci-dessous le rapport de la PISA et plus bas un lien pour en savoir davantage sur ces résultats.

https://www.oecd.org/pisa/pisa-2015-results-in-focus.pdfhttp://www.oecd.org/pisa

http://www.oecd.org/pisa/

Edon Duraku
13.12.2016
Edon Duraku

L’évolution des partis politiques suisses de 1995 à 2015 sur deux dimensions : sur l’ouverture vers les pays étrangers et sur l’interventionnisme social de l’État. (selon des sondages de l’électorat des partis.)

Edon Duraku
13.12.2016

Nous n’en avons pas fini avec le néolibéralisme. Quoi qu’en pensent beaucoup, ce dernier n’est pas une idéologie passagère appelée à s’évanouir avec la crise financière ; il n’est pas seulement une politique économique qui donne au commerce et à la finance une place prépondérante. Il s’agit de bien autre chose, il s’agit de bien plus : de la manière dont nous vivons, dont nous sentons, dont nous pensons. Ce qui est en jeu n’est ni plus ni moins que la forme de notre existence, c’est-à-dire la façon dont nous sommes pressés de nous comporter, de nous rapporter aux autres et à nous-mêmes. Le néolibéralisme définit en effet une certaine norme de vie dans les sociétés occidentales et, bien au-delà, dans toutes les sociétés qui les suivent sur le chemin de la « modernité ». Cette norme enjoint à chacun de vivre dans un univers de compétition généralisée, elle somme les populations d’entrer en lutte économique les unes contre les autres, elle ordonne les rapports sociaux au modèle du marché, elle transforme jusqu’à l’individu, appelé désormais à se concevoir comme une entreprise. Depuis près d’un tiers de siècle, cette norme d’existence préside aux politiques publiques, commande aux relations économiques mondiales, transforme la société, remodèle la subjectivité. Les circonstances de ce succès normatif ont été souvent décrites. Tantôt sous son aspect politique (la conquête du pouvoir par les forces néolibérales), tantôt sous son aspect économique (l’essor du capitalisme financier mondialisé), tantôt sous son aspect social (l’individualisation des rapports sociaux aux dépens des solidarités collectives, la polarisation extrême entre riches et pauvres), tantôt encore sous son aspect subjectif (l’apparition d’un nouveau sujet, le développement de nouvelles pathologies psychiques). Ce sont là les dimensions complémentaires de la nouvelle raison du monde. Par où il faut entendre que cette raison est globale, aux deux sens que ce terme peut revêtir : elle est « mondiale » en ce qu’elle vaut d’emblée à l’échelle du monde, et, de plus, loin de se limiter à la sphère économique, elle tend à totaliser, c’est-à-dire à « faire monde » par son pouvoir d’intégration de toutes les dimensions de l’existence humaine. Raison du monde, elle est en même temps une « raison-monde ».

Pierre Dardot et Christian Laval
La nouvelle raison du monde
13.12.2016
Edon Duraku

Définition du libéralisme :

« Un renard libre dans un poulailler libre ! »

Edon Duraku
20.10.2016

Il suffirait d’une rose pour éveiller une statue à la pensée :

« Contre toute cette tradition qui hiérarchisait les sens au profit de l’ouïe et de la vue, il montre par son exemple de la statue (une expérience de pensée) que n’importe lequel des cinq sens, à commencer par celui qui est considéré comme le plus bas de tous, peut engendrer l’ensemble de la vie mentale humaine.

Pour montrer que n’importe quelle sensation suffirait à engendrer toutes les facultés de l’esprit, Condillac imagine en effet une statue qui n’aurait au départ qu’un seul contact avec le monde extérieur, par l’odorat. Si une odeur de rose venait à frapper la narine ouverte et frémissante de la statue, alors on pourrait dire qu’elle est entièrement odeur de rose : sa conscience serait tout entière occupée par cette sensation. Seulement, du fait même que cette sensation est unique, exclusive, elle induit une activité mentale particulière : l’attention. Ainsi la sensation d’odeur de rose ne serait plus seule, mais compliquée d‘un état mental qui, en la répétant, la dédoublerait. Si l’on suppose à présent que l’odeur de rose disparaît pour faire place à une autre odeur, de jasmin ou de chèvrefeuille (pour rester dans le registre agréable), alors surgira en sus de la sensation nouvelle une autre faculté, la mémoire.

Maintenant, notre statue est presque sur le point de ne plus savoir où donner de la tête, car si elle fixe son attention tour à tour sur l’odeur de rose et sur l’odeur de chèvrefeuille, alors elle effectue une opération mentale qui s’appelle comparaison. Cette comparaison peut être diversement qualifiée selon que les ressemblances ou bien au contraire les différences l’emportent : il n’en faut pas davantage pour que notre bonhomme (ou bonne femme) de pierre effectue ce que tout être raisonnable effectue depuis qu’il existe : un jugement. Et il suffira à présent que la comparaison et le jugement soient effectués à plusieurs reprises pour que la réflexion apparaisse. Enfin, s’il arrivait à notre statue de sentir une odeur de vomi et de se rappeler, par contraste, l’ancienne odeur de rose (c’est du fond du fumier que l’on rêve aux oasis possibles), alors ce souvenir aurait une force supplémentaire et l’on verrait surgir l’imagination.

Toutes ces facultés réunies (attention, mémoire, jugement, réflexion, imagination) constituent l’entendement. Mais ce n’est pas tout, tant la sensation d’odeur de rose est féconde. Toute sensation est nécessairement qualifiée de bonne (agréable) ou de mauvaise (désagréable), il n’en est pas réellement d’indifférentes (ceux qui disent que les caresses ne leur font rien mentent : ou elles leur plaisent ou elles les agacent, ne serait-ce qu’un tout petit peu). De ce caractère agréable ou désagréable de la sensation combinée avec les facultés de l’entendement naîtront les facultés de la volonté. Le souvenir d’une odeur agréable, s’il a lieu en un moment où la statue est désagréablement affectée, est un besoin et la tendance qui en dérive, un désir. Si le désir domine le besoin, nous avons affaire à une passion : amour et haine espérance et crainte naissent de cette manière.

Voilà notre statue tout à fait prête à courir le guilledou.

Lorsque la statue a atteint l’objet de son désir et lorsque l’expérience du désir satisfait induit l’habitude de juger qu’elle ne rencontrera aucun obstacle à ses désirs, le désir débouche alors sur le vouloir, qui n’est rien d’autre qu’un désir accompagné de l’idée que l’objet désiré est en notre pouvoir.

De fil en aiguille, la statue est devenue une philosophe.

Enfin la statue, même bornée au sens de l’odorat, a le pouvoir d’abstraire les idées et de les rendre générales, en considérant par exemple le plaisir commun à plusieurs modifications ; elle a donc l’idée du nombre puisqu’elle distingue les états par lesquelles elle passe ; elle a l’idée du possible puisqu’elle sait qu’elle peut cesser d’être l’odeur qu’elle est actuellement et redevenir ce qu’elle a été ; elle a l‘idée de la durée puisque, sachant qu’une sensation est remplacée par une autre, elle a l’idée de la succession ; enfin, elle a l’idée du moi qui est la collection des sensations qu’elle éprouve dans le présent et de celles dont elle se souvient. Bref, la statue bornée au sens de l’odorat se retrouve avec toutes les facultés qui qualifient un être humain. »

18.10.2016

Épousez votre femme de ménage, ça fera baisser le PIB !

Alfred Sauvy
14.10.2016
Edon Duraku

Rationaliste ou empiriste ? Le problème de Molyneux :

Dans l’histoire de la philosophie, deux écoles se sont souvent affrontées. Les rationalistes (Descartes, Leibniz, Kant) estiment que les individus possèdent des connaissances et des idées innées qui découlent de la raison. Les empiristes (Locke, Hume, Berkeley) estiment, quant à eux, que c’est l’expérience qui est au fondement des connaissances. C’est alors qu’un irlandais du nom de William Molyneux pose un problème très intéressant. Il se demande si un aveugle ayant retrouvé la vue pourrait distinguer, à la vue seulement, une sphère et un cube. En partant évidemment du principe que cet aveugle savait déjà différencier ces deux formes par le toucher. Les rationalistes vont affirmer que l’aveugle pourra reconnaître la sphère et le cube (par le principe de raison) alors que les empiristes affirment que non, puisqu’il n’a jamais fait l’expérience de vue de ces objets. Quelques années plus tard l’expérience donnera raison à l’une de ces deux écoles. Mais avant de vous donner la réponse, j’aimerais connaître votre avis sur cette expérience. Êtes-vous rationalistes ou empiristes ?

Edon Duraku
02.10.2016
Shqip

Tre filterat e Sokratit :

Një njeri vjen te Sokrati dhe i thotë : A e din çka po thonë njerëzit për ty ? Sokrati i thotë jo. Ai njeri i thotë qe të tregoj. Sokrati i thotë jo prit njëherë. Këtë informatë qe donë me ma tregu a e ki qit në 3 filtera ? Ai i thotë jo çfarë filtera ? Soktrati i thotë që filteri i parë është filteri i vërtetës, këtë qe donë me më tregu a është e vërtetë ? Nuk e di i thotë ai vetëm çka me kanë thonë. Filteri i dytë i thotë Sokrati është filteri i të mirës. Çka ki me më tregu a është diçka e mirë ? Jo nuk është bash e mirë i thotë ai. Filteri i tretë, vazhdon Sokrati është filteri i dobisë. Çka ki me më thonë a është e dobishme? Jo i thotë ai. Dhe Sokrati përfundon dhe i thotë : çka po donë me tregu nuk është e vërtetë, nuk është e mirë as nuk është e dobishëm, atëherë pse po donë me tregu ?

Socrate
02.10.2016

Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts.

Adam Smith
29.09.2016

Tout le commerce de la terre, tant en gros qu’en détail, et même l’agriculture ne se gouvernent que par l’intérêt des entrepreneurs, qui n’ont jamais songé à rendre service ni à obliger ceux avec qui ils contractent par leur commerce ; et tout cabaretier qui vend du vin aux passants n’a jamais eu l’intention de leur être utile, ni les passants qui s’arrêtent chez lui à faire voyage de crainte que ses provision ne fussent perdues. C’est cette utilité réciproque qui fait l’harmonie du monde et maintient les Etats ; chacun songe à se procurer son intérêt personnel au plus haut degré et avec le plus de facilité qu’il lui est possible.

Boisguilebert
1705
29.09.2016

Qu’on s’imagine un nombre d’hommes dans les chaînes, et tous condamnés à la mort, dont les uns étant chaque jour égorgés à la vue des autres, ceux qui restent voient leur propre condition dans celle de leurs semblables et se regardant les uns les autres avec douleur et sans espérance, attendent à leur tour. C’est l’image de la condition des hommes.

Blaise Pascal
24.09.2016
Pierre Bourdieu
Pierre Bourdieu
23.09.2016
Hannah Arendt

Le rapport entre le problème du commencement et le phénomène de la révolution est évident. Qu’un tel commencement doive être étroitement lié à la violence, voilà qui semble attesté par les débuts mythiques de notre histoire, que ce soit dans la Bible ou l’Antiquité classique: Caïn tua Abel, Romulus tua Remus; la violence fut le commencement et, de la même façon, nul commencement ne pourrait advenir sans recours àla violence, sans violation. Les premiers actes que notre tradition biblique et séculière ait enregistrés, qu’ils soient tenus pour légendaires ou passent pour des faits historiques, ont traversé les siècles avec cette force qu’atteint la pensée humaine dans les rares occasions où elle crée de puissantes métaphores ou des récits de portée universelle. La parole du récit était sans équivoque: toute la fraternité dont les humains sont capables est issue d’un fratricide, toute organisation politique que les hommes ont pu mettre en œuvre trouve son origine dans un crime.

Hannah Arendt
De la révolution
20.09.2016

In physics, it takes three laws to explain 99% of the data ; in finance, it takes more than 99 laws to explain about 3%.

Andrew Lo
19.09.2016
Edon Duraku

Albanie ! « Je suis venu te dire que je m’en vais. »

Edon Duraku
13.09.2016
Shqip
Edon Duraku

Shqipëri ! Erdha këtu dhjetë muaj për të thënë lamtumirë !

Edon Duraku
13.09.2016
Shqip
Edon Duraku

Te ambasada e Kosovës në Tiranë. Vetëm nuk po kuptoj pse Shqipëria e ka një ambasadë nën Shqipëri !

Edon Duraku
29.08.2016
Edon Duraku

Les Albanais n’ont pas de parents. Ils ont une bonne à la place d’une mère et un chef d’entreprise à la place d’un père !

Edon Duraku
16.08.2016
Shqip
Edon Duraku

Kur po jam në jug të Shqipërisë, po më merr malli për veri, kur po jam në veri malli për jug kështu që po iki në Zvicër. Mirupafshim !

Edon Duraku
01.08.2016
Shqip
Edon Duraku

Në Kosovë nuk ka debat politik, sepse, përveç Vetëvendosjes, nuk ka asnjë ideologji politike. Nuk ka luftë politike ndërmjet Socialistëve dhe Liberalëve. Lëvizja është në të majtë kundër të gjitha palëve të tjera që janë ku ata mund të pasurojnë veten e tyre. Nuk jam apolitik sepse nuk ka politik të vërtet në Kosovë. Si mund të jetë populli shqiptar sot apolitik ? Pse ende sot Mërgata është apolitik ? Pse, shoqatat studentore shqiptare të ndryshme në Evropë janë sot apolitike ? Ku e shohin politiken ata në Kosovë ? Të jesh apolitik sot në Kosovë do të thotë të mbështetësh kriminelët. Unë jam me Lëvizjen sepse vetëm ky subjekt bënë politik në Kosovë. Vetëm ky subjekt e ka ngritur vetëdijesimin e popullit shqiptar. Unë do të bëhem apolitik kur do të ketë një politikë të vërtetë në Kosovë.

Edon Duraku
31.07.2016

La parole du sage s’écoule dans la clarté. Mais de tout temps les hommes ont préféré boire l’eau qui jaillit des grottes les plus obscures.

Amin Maalouf
30.07.2016
Shqip
Fan Noli

SHPELL E DRAGOBISË

Kur tufani e çthuri fenë,
Kur tirani e krrusi atdhenë,
Mi një brek të Dragobisë
Priret Flamur’ i lirisë.

Atje nisi, atje mbaroj,
Atje krisi, atje pushoj,
Rrufe-shkab’ e Malësisë,
Në një shkëmb të Dragobisë.

Vendi dridhej, ay mbeti
Se s’tronditej nga tërrmeti.
Dif drangoj i Dragobisë,
Trim tribun i Vegjëlisë.

0 Bajram, bajrak i gjallë,
More nam me gjak në ballë,
Te një shpell’ e Dragobisë,
Yll i rrall’ i burrërisë.

Thon’ u-shtri e thon’ u-vra,
Po ti s’vdiqe, or Baba,
As te shkëmb’ i Dragobisë,
As te zëmr’ e Djalërisë.

As je vrar’ e as po vritesh
Legjendar Ante po rritesh.
Dithiramb i Dragobisë,
Tmerr, panik i mizorisë.

Me Zjarr Shenjt u-ndrit kjo shpellë.
Gjer në qjell u-ngrit Kështjellë
Për çlirimn’ e Shqipërisë
Katakomb’ e Dragobisë.

Fan Noli
28.07.2016

L’homme est bon, mais le veau est meilleur. 

Bertolt Brecht
19.07.2016
Groucho Marx

Aux États-Unis, deux personnes sur une sont schizophrènes.

Groucho Marx
19.07.2016
Edon Duraku

Suite à une altércation entre des Macédoniens-slaves et une famille albanaise à l’hôpital de Kumanovo en Macédoine, les Macédoniens-slaves ont, à la sortie de l’établissement, volontairement percuté de plein fouet la famille albanaise, laissant pour mort un enfant de 4 ans. (Vidéo ci-dessous)

Alors que les tensions ethniques atteignaient déjà des sommets, le gouvernement macédonien appelle à ce que celles-ci se calment.

Nul doute que la seule issue pour éviter les débordements, serait que la justice macédonienne se montre inflexible, alors qu’habituellement, elle est d’une défaillance exemplaire lorsqu’elle concerne les Albanais.

Edon Duraku
05.07.2016

Un ami, c’est quelqu’un qui vous connaît bien et qui vous aime quand même.

Hervé Lauwick
19.06.2016
Victor Hugo
Les Misérables
06.06.2016
Woody Allen

J’avais une balle dans la poche, quelqu’un m’a jeté la Bible, la balle m’a sauvé la vie.

Woody Allen
01.06.2016
Shqip

« Faleminderit o zot, që jam ateist. »

25.05.2016
Shqip

Kali, princësha dhe toka

Ishte një herë një mbret i quajtur Motu. Ai mbretëronte një nga shtatë shtetet ndërluftuese të Kinës së lashtë. fqinjët e tij, Hus-et lindore ishin armiqtë e tij. Një ditë, Hus-et dërguan një ambasadë. Ata donin për të bërë paqe që Motu duhet të ofrojë atyre kalin e tij. Kjo ishte një kafshë e jashtëzakonshëm, të aftë, u tha për të se i mbulonte distanca të larta në një ditë. Motu i bashkoji këshilltarët e tij dhe sqaroi çështjen. Të gjithë ishin të mendimit se kërkesa e Husëve tregoi arrogancën e tyre të zakonshme, dhe kishte për të refuzohen. Por Motu mendonte pse me rreziku luften për një kalë ? Dhe ai i dha kalin.

Në një kohë të mëvonshme, një delegacion i ri i Husëve erdhi në pallat. Mbreti i Husëve donte për të konsoliduar një aleancë. Një nga vajzat e Motut ishte më e bukura e mbretërise. Mbreti i Husëve e kerkontë vajzen për grue. Motu i bashkoj përsëri këshilltarët. Hus-et kurrë nuk do të jenë të mbushur, tha njëri. – Çfarë shtirje e papranueshme, tha një tjetër. Të gjithë refuzuhen. Por Motu mendonte pse me rreziku luften për një princeshë ? Dhe ai i dha princeshën.

Disa muaj shkuen dhe një ambasadë të re arriti. – Njerëzit tanë janë të lumtur sepse ata tani jetojnë në paqe, shpjegoi i dërguari Hus. Mbreti ynë i madh ka ambicie jo më të lartë se të na nënshkruar paqe të përjetshme. Nuk është ky rrip tokë papunuar dhe shkretëtirë në kufirin e dy vendeve : na japni, dhe do të ketë paqe për gjithmonë. Thirrur një herë të tretë, këshilltarët e Motut mendonin se kërkesa nuk ishte e paarsyeshme. Këto toka ishin të padobishme. Pas të gjitha, ata tashmë kishin kalin dhe princeshë më të mire. – Pse me rreziku luften për një copë tokë, tha njëri prej tyre.

– Për shkak se toka është themeli i shtetit ! tha Motu i prerë. Ai dërgoi ambasadën, mobilizoi ushtrinë e tij, shpalli luftë Husëve dhe i mundi ata. Hus-et, duke besuar se Motu ishte i ulët për shkak se nuk ju rrefuzonte atyre asgjë. Por Hus-et nuk e kishin përgatitur këtë herë luften.

Sun Tzu
22.05.2016

Si l’on venait à examiner sur ce point la pensée de Jean Jaurès, on constaterait que son ambition pacifiste et humanitaire était le produit du terreau jacobin. Son énigmatique formule publiée dans « L’Armée nouvelle » en 1911 trouve ici une explication : « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d’internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l’Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène ». Cette citation témoigne d’un va-et-vient sémantique entre deux idées apparemment contradictoires. L’une soutenant l’autre et vice versa. Selon Jaurès, le patriotisme tout comme l’internationalisme sont des forces pacifiques qui supposent l’existence des droits du genre humain. Cet idéal n’est cependant réalisable que si l’on obtient l’unification des conditions économiques dans un vaste collectivisme à l’échelle des pays industrialisés. La paix universelle est à ce prix. En revanche, la société humaine ne peut se satisfaire d’un peu de patriotisme, car l’on justifierait ainsi la guerre entre les peuples. Elle ne peut pas non plus se contenter d’une dose d’internationalisme, car cela reviendrait cette fois à accepter les ententes entre les pays au nom de calculs d’intérêts susceptibles de favoriser l’anarchie économique conduisant immanquablement à la guerre. Et c’est pourquoi au-dessus de la patrie est posée comme une surpatrie, l’Internationale, dépositaire de la civilisation collectiviste.

Jean Pierre Deschodt
Le patriotisme de l’internationale à l’épreuve de la première guerre balkanique, p.112
21.05.2016
Shqip
Edon Duraku

Tri funksionet më të rendësishëme në jetën politiko-shoqërore të Kosovës janë : Hoxhë, Sheh dhe Ambasador Amerikan. Kur folin këta, kurr nuk ja shmangin vërtetës.

Edon Duraku
13.05.2016
Bertrand Russell

Voici un chapitre entier de l’oeuvre « Problèmes de PHILOSOPHIE » de Bertrand RUSSELL. J’ai trouvé ce chapitre d’une telle beauté qu’il m’a été difficile de le couper. Je vous le propose ainsi, malgré la longueur, dans son entièreté :

La valeur de la philosophie.

Nous voici au terme de notre brève et fort incomplète revue des problèmes de la philosophie: il sera profitable, en conclusion, de considérer la valeur de la philosophie et les motifs qu’on peut avoir de l’étudier. Il est d’autant plus nécessaire de traiter cette question que bien des hommes, sous l’influence de la science ou de la vie pratique, inclinent à penser que la philosophie n’est rien d’autre qu’un jeu innocent mais frivole, l’art de couper les cheveux en quatre, bref un ensemble de controverses sur des sujets où la connaissance est impossible.

Cette vision de la philosophie résulte pour une part d’une fausse conception des buts de l’existence, et pour une part d’une appréciation erronée des bienfaits que la philosophie est susceptible d’apporter. Par l’intermédiaire des inventions techniques, la physique est utile à une foule de gens qui en ignorent tout; si bien que ce n’est pas seulement, ou surtout, pour l’effet qu’elle a sur le spécialiste, qu‘il faut en recommander l’étude, mais bien en raison de son action sur le genre humain. Or ce genre d’utilité n’appartient pas à la philosophie. Si son étude a quelque valeur pour d’autres que le spécialiste, ce doit être indirectement, à travers les effets qu‘elle peut avoir sur la vie de celui qui s’y consacre. C’est dans cette influence qu’il faut d’abord chercher la valeur de la philosophie. De plus, sous peine d’échouer dans cette tentative, il faut nous libérer des préjugés de ce qu’on nomme à tort « l’esprit pratique ». « L’esprit pratique », au sens habituel de cette expression, ne connaît que les besoins matériels de l’humanité, il sait que l’homme doit entretenir son corps, il a oublié que son esprit réclame aussi de la nourriture. Même si tous les hommes avaient assez pour vivre, même si la misère et la maladie avaient été supprimées autant qu’il est possible, il resterait encore beaucoup à faire pour construire une société digne de ce nom ; et même dans le monde tel qu’il est, les biens de l’esprit sont au moins aussi importants que les biens du corps. La valeur de la philosophie est exclusivement de l’ordre de ces biens de l’esprit ; seul celui qui n’est pas indifférent à cet ordre peut se persuader que la philosophie n’est pas une perte de temps.

Comme toute autre discipline, la philosophie vise d’abord à connaître. La connaissance qui est sa visée propre est celle qui procure l’unité systématique au corps des sciences, et qui résulte d’un examen critique des fondements de nos convictions, préjugés, et croyances. Mais il faut bien reconnaître que dans son effort pour apporter des réponses précises à ces questions, la philosophie n’a pas rencontré un succès considérable. Un mathématicien, un minéralogiste ou un historien, comme n’importe quel homme de science, à qui l’on demande quelles vérités déterminées sont reconnues dans sa discipline, pourra répondre aussi longuement que vous êtes disposé l’écouter. Mais posez la même question au philosophe : s’il est de bonne foi, il devra avouer que sa discipline n’est pas parvenue aux résultats positifs qu’on trouve dans les autres sciences. Il est vrai que cet état de chose s’explique en partie ainsi : dès qu’une connaissance bien définie d’un domaine devient possible, ce domaine cesse d’appartenir à la philosophie et devient l’objet d’une science distincte. L’étude des cieux, qui appartient maintenant à l’astronomie, faisait autrefois partie de la philosophie, le grand ouvrage de Newton avait pour titre « Principes mathématiques de la philosophie naturelle ». De même l’étude de l’esprit humain était une partie de la philosophie, elle s’en est aujourd’hui séparée pour devenir la psychologie scientifique. De sorte que l’incertitude de la philosophie est dans une large mesure plus apparente que réelle, les questions qui ont trouvé une réponse définie sont rangées dans la science, et celles qui restent ouvertes forment cette sorte de résidu qu’on appelle la philosophie.

Mais, touchant l’incertitude de la philosophie, ce n’est là que la moitié de la vérité. Bien des questions, en particulier celles qui présentent le plus grand intérêt pour notre existence spirituelle, doivent rester insolubles, pour autant qu’on puisse le savoir, à moins que les pouvoirs de l’intellect humain changent radicalement. L’univers présente-t-il une unité de plan et de but, ou n’est-il qu’une rencontre fortuite d’atomes ? La science est-elle un fait permanent dans l’univers, d’où l’espoir d’un progrès indéfini en sagesse, ou n’est-elle qu’un accident transitoire sur une petite planète où la vie finira par s’éteindre ? Le bien et le mal ont-ils un sens pour l’univers, ou n’ont-ils de sens que pour l’homme ? Ce sont là des questions philosophiques, auxquelles les philosophes ont apporté des réponses variées. Peut-être existe-t-il d’autres voies pour découvrir la réponse : mais il semble qu’on ne puisse démontrer la vérité d’aucune des réponses proposées par la philosophie. Et pourtant, aussi mince que soit l’espoir de parvenir à une solution, c’est qu’une partie de la tâche de la philosophie de poursuivre ces interrogations, de nous faire prendre conscience de leur enjeu, d’examiner les différentes approches qu’on peut en avoir, et de garder vivant cet intérêt spéculatif pour l’univers que la connaissance assurée, trop bien établie, peut tuer si l’on s’y laisse enfermer.

Bien des auteurs, il est vrai, ont pensé que la philosophie pouvait déterminer le vrai sur de telles questions. Ce qui est de la plus haute importance du point de vue de la croyance religieuse devait pouvoir être démontré, prétendaient ils, par des preuves au sens strict. Pour juger de la valeur de ces tentatives, il faut prendre une vue d’ensemble de la connaissance humaine, de ses méthodes et de ses limites. Il serait certes imprudent d’avoir une position dogmatique sur ce sujet, mais si les recherches menées dans les chapitres précédents ne nous ont pas égarés, il nous faut renoncer à l’espoir de trouver des preuves philosophiques des croyances religieuses. Et donc nous ne pouvons mettre au compte de la valeur de la philosophie un ensemble bien défini de réponses à ces questions. Une fois encore, la valeur de la philosophie ne peut résider dans un corps de connaissances déterminées.

En fait, c’est dans son incertitude même que réside largement la valeur de la philosophie. Celui qui ne s’y est pas frotté traverse l’existence comme un prisonnier des préjugés du sens commun, croyances de son pays ou de son temps, de convictions ont grandi en lui sans la coopération qui le de la raison. Tout dans le monde lui parait aller de soi, tant les choses sont pour lui comme ceci et pas autrement, tant son horizon es limité; les objets ordinaires ne le questionnent pas, les possibilités peu familières sont refusées avec mépris. Mais nous l’avons vu dès le début de ce livre : à peine commençons-nous à philosopher que même les choses de tous les jours nous mettent sur la piste de problèmes qui restent finalement sans réponse. Sans doute la philosophie ne nous apprend-elle pas de façon certaine la vraie solution aux doutes qu’elle fait surgir : mais elle suggère des possibilités nouvelles, elle élargit le champ de la pensée en la libérant de la tyrannie de l’habitude. Elle amoindrit notre impression de savoir ce que sont les choses ; mais elle augmente notre connaissance de ce qu’elles pourraient être ; elle détruit le dogmatisme arrogant de ceux qui n’ont jamais traversé le doute libérateur, et elle maintient vivante notre faculté d’émerveillement en nous montrant les choses familières sous un jour inattendu.

Mais à côté de cette fonction d’ouverture au possible, la philosophie tire sa valeur – et peut-être est-ce là sa valeur la plus haute – de la grandeur des objets qu’elle contemple, et de la libération à l’égard de la sphère étroite des buts individuels que cette contemplation induit. La vie de l’homme naturel est bornée par l’horizon de ses intérêts privés : sa famille, ses amis peuvent y être compris, mais le monde extérieur n’y est perçu que comme une aide ou un obstacle au cercle étroit de ses désirs. Une telle existence a quelque chose de fébrile et d’enfermé, à côté du calme et de la liberté de la vie philosophique. La sphère privée des intérêts liés aux instincts est un petit monde, placé au sein d’un vaste et puissant univers qui tôt ou tard détruira notre monde privé. À moins d’élargir nos intérêts à la totalité du monde extérieur, nous sommes comme la garnison d’une forteresse assiégée sachant que l’ennemi interdit toute évasion et que la reddition finale est inévitable. C’est là une vie qui ignore la paix, toute à la lutte entre insistance du désir et l’impuissance de la volonté. D’une façon ou d’une autre, si nous voulons d’une existence forte et libre, nous devons fuir la prison de ce combat.

La contemplation philosophique est l’une des voies de la libération. De son point de vue supérieur, elle n’a pas à diviser l’univers en deux camps ennemis – l’ami et l’adversaire, l’utile et l’hostile, le bien et le mal : elle embrasse le tout d’un coup d’œil impartial. Quand elle est sans mélange, la contemplation philosophique ne prétend pas prouver que le reste de l’univers est accordé à l’homme. Toute acquisition du savoir est un élargissement du Moi, mais la meilleure façon de parvenir à cet élargissement est de ne pas le rechercher directement. On l’obtient quand le désir de savoir est seul à agir, quand l’étude de l’objet n’est pas animée par le désir de lui trouver tel ou tel caractère, quand le Moi est prêt à s’effacer devant l’objet lui-même. Mais ce n’est pas en s’attachant à montrer que le monde ressemble au Moi au point que la connaissance est possible sans ouverture au plus lointain, à ce qui semble le plus étranger, ce n’est pas ainsi qu’on parvient à cet élargissement du Moi. Le désir de prouver la parenté du monde et du Moi est une forme d’affirmation de soi, et, comme toute auto-affirmation, elle empêche le Moi de se développer, ce qu’il voudrait pourtant, ce dont il se sait aussi capable. L’auto-affirmation de soi, dans la spéculation philosophique comme partout ailleurs, voit dans le monde un simple moyen de parvenir à ses fins; le monde finit par compter moins que le Moi, de sorte que le Moi réduit à sa mesure tout ce que le monde pourrait lui apporter. Dans la contemplation, au contraire, nous partons du non-Moi, et la grandeur : de l’objet élargit les frontières du Moi ; l’esprit qui contemple l’infinité de l’univers participe de son infinité.

C‘est ainsi que les philosophies qui assimilent l‘univers a l‘Homme ne vont pas dans le sens d’un progrès spirituel. La connaissance est une forme d’union du Moi et du non-Moi ; comme toute union, elle est mise en danger par la volonté de puissance, et donc par la tentative de concevoir l’univers sur le modèle de ce que l’homme trouve en lui-même. Tout un courant philosophique veut que l’Homme soit la mesure de toute chose, qu’il n’y ait de vérité qu‘humaine, que l’espace, le temps, les universaux soient des formes de l‘esprit, bref que ce qui n‘est pas une création de l’esprit, si tant est que cela existe, soit inconnaissable et ne compte pas. C’est la une conception fausse, si nos analyses sont correctes ; mais outre qu‘elle est fausse, elle a pour effet de priver la contemplation philosophique de ce qui lui donne sa valeur, puisqu’elle l’assujettit au Moi. La connaissance, dans l’esprit de cette conception, n’est plus une union avec le non-Moi ; ce n’est que l’ensemble des préjugés, des habitudes, et des désirs qui tissent un voile impénétrable entre l’homme et le monde. Celui qui trouve son bien dans une telle théorie de la connaissance ressemble à un homme qui ne quitterait jamais son foyer par peur de n’être pas obéi au-dehors.

La véritable contemplation philosophique, tout au contraire, trouve sa satisfaction dans l’ouverture maximale au non-Moi, dans tout ce qui grandit son objet, et par contrecoup le sujet connaissant. Dans la contemplation, ce qui est d’ordre personnel ou privé, ce qui est lié a l’habitude, à l’amour de soi ou au désir, tout cela déforme l’objet et nuit à cette union que l‘intellect recherche. En dressant une barrière entre le sujet et l’objet, l’ordre de l’intérêt privé constitue une prison pour l’esprit. L’esprit libre observera le monde comme Dieu peut le faire, hors de l’ici et du maintenant, sans espoir et sans peur, dégagé des entraves que représentent les croyances de la coutume et les préjugés de la tradition, dans le calme de l’absence de passion, porté par le seul désir de connaitre d’une connaissance impersonnelle et purement contemplative, autant qu’il est possible à l’homme. Par là même, l’esprit libre mettra la connaissance abstraite, universelle, pure de l’accidentel que comporte toute histoire personnelle, bien au-dessus de la connaissance tirée des sens ; car la connaissance sensible est nécessairement liée à un point de vue exclusif et privé, à un corps, à un appareil sensoriel qui déforme tout autant qu’il révèle.

L’esprit qui s’est accoutumé à une telle liberté, à l‘impartialité de la contemplation philosophique, en gardera les traits dans le monde de l’action et des sentiments. Pour lui, désirs et projets ne seront qu’une partie du tout ; il les regardera avec détachement, parce qu’il voit bien qu’ils ne sont que des fragments infiniment petits d’un monde où les actions des hommes sont presque sans effet. Cette qualité de l’esprit qui, dans la contemplation, prend la forme du désir absolu de vérité, c’est, dans l’action, la justice, et dans le domaine des sentiments cet amour universel qui va à tous, au lieu d’être réservé à ceux qu’on juge utiles ou remarquables. Si bien que non seulement la contemplation élargit le cercle des objets de la pensée, mais elle multiplie également les objets de nos actions et de nos affections : elle fait de nous les citoyens de l’univers, et non les assiégés d’une cité en guerre contre le reste du monde. C’est cette citoyenneté universelle qui constitue la vraie liberté de l’homme, qui le libère de l’esclavage où le maintient le cercle étroit de ses espoirs et de ses peurs.
Pour résumer cette discussion: s’il faut étudier la philosophie, ce n’est pas pour trouver des réponses définies à ses questions, car la vérité, ici, nous reste en général inaccessible ; c’est bien plutôt pour les questions elles-mêmes ; car ces questions élargissent notre conscience du possible, enrichissent l‘imagination intellectuelle, et diminuent cette assurance dogmatique qui ferme l’esprit à la spéculation ; mais c’est surtout parce que la grandeur du monde que la philosophie contemple élève l’esprit, qui peut ainsi réaliser cette union avec l’univers qui constitue son souverain bien.

Bertrand Russell
Problèmes de philosophie, p. 177-185
12.05.2016
Bertrand Russell

« La preuve, ou plutôt la haute probabilité, de principes comme la loi de gravitation, est fournie par une combinaison de l’expérience avec quelque principe tout à fait a priori, comme le principe d’induction. De sorte que la connaissance intuitive, qui est la source de toute la connaissance des vérités, est de deux sortes : la connaissance purement empirique, qui nous apprend l’existence et nous indique certaines propriétés de particuliers dont nous avons l’expérience directe ; et la connaissance pure a priori, qui nous donne les connexions entre universaux, et nous permet de tirer des inférences à partir des faits particuliers fournis par la connaissance empirique. Quant a la connaissance dérivée, elle dépend toujours d’une connaissance pure a priori, mais souvent aussi de certaines connaissances empiriques. »

Si vous n’avez pas compris, c’est normal. Ce paragraphe fait office de résumé de la pensée du philosophe développée progressivement dans le livre. Et quand bien même, j’ai l’avantage d’avoir lu toute l’oeuvre avec attention, je ne suis pas certain de comprendre précisément cet extrait ! ^^ Bonne chance !

Bertrand Russell
Problèmes de philosophie, p. 172-173
09.05.2016

J’avoue qu’il est besoin d’un long exercice, et d’une méditation souvent réitérée, pour s’accoutumer à regarder de ce biais toutes les choses; et je crois que c’est principalement en ceci que consistait le secret de ces philosophes, qui ont pu autrefois se soustraire de l’empire de la fortune et, malgré les douleurs et la pauvreté, disputer de la félicité avec leurs dieux. Car, s’occupant sans cesse à considérer les bornes qui leur étaient prescrites par la nature, ils se persuadaient si parfaitement que rien n’était en leur pouvoir que leurs pensées, que cela seul était suffisant pour les empêcher d’avoir aucune affection pour d’autres choses; et ils disposaient d’elles si absolument, qu’ils avaient en cela quelque raison de s’estimer plus riches, et plus puissants, et plus libres, et plus heureux, qu’aucun des autres hommes qui, n’ayant point cette philosophie, tant favorisés de la nature et de la fortune qu’ils puissent être, ne disposent jamais ainsi de tout ce qu’ils veulent.

René Descartes
Discours de la méthode
04.05.2016

Ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est de l’appliquer bien. Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices, aussi bien que des plus grandes vertus; et ceux qui ne marchent que fort lentement peuvent avancer beaucoup davantage, s’ils suivent toujours le droit chemin, que ne font ceux qui courent, et qui s’en éloignent.

René Descartes
Discours de la méthode
27.04.2016
Shqip
Edon Duraku

Çka ka shpija, kallxon fëmija. Çka ka gazeta express, kallxon shpija.

Edon Duraku
22.04.2016

L’espérance est un de ces remèdes qui ne guérissent pas mais qui permettent de souffrir plus longtemps.

Marcel Achard
21.04.2016

Les pires tyrans sont ceux qui savent se faire aimer.

Spinoza
24.03.2016
Victor Hugo

Il y a dans ce monde deux êtres qui tressaillent profondément : la mère qui retrouve son enfant, et le tigre qui retrouve sa proie. 

Victor Hugo
23.03.2016

Un jour, un prolétaire de l’Albanie socialiste se retrouve dans l’au-delà et rencontre Skënderbeu, le héros national des Albanais. Skënderbeu lui demande ce que deviennent ses descendants, et le prolétaire lui dit qu’ils ne vont pas si bien que ça, parce qu’ils travaillent trop et sont mal payés. Mais le pire c’est qu’ils sont assoiffés de sexe et qu’ils ne trouvent rien. « On est en grand manque de femmes, lui dit-il. Seule la nomenklatura peut baiser à sa guise, mais nous, les prolétaires, nous crevons littéralement. » Embarrassé, Skënderbeu lui demande si au moins ils se branlent pour se soulager. « Même ça, malheureusement, c’est impossible, répond le prolétaire, parce que le slogan du Parti c’est : nous construisons le socialisme avec une arme dans une main et une pioche dans l’autre. Du coup, on a les deux mains prises en permanence.

Gazmend Kapllani
Petit journal de bord des frontières
11.03.2016

Selon des professeurs de météorologie, la pollution industrielle de l’atmosphère pourrait exterminer l’humanité vers 2074. Je me demande bien ce que je ferai, vieux et seul, dans ce monde dépeuplé…

03.03.2016
Victor Hugo

L’hospitalité est une vertu chez les peuples barbares et une marchandise chez les peuples civilisés.

Victor Hugo
02.03.2016
Banksy
01.03.2016
Edon Duraku

Republika e Hashim Thaçit ! Voici la nouvelle république du président du Kosovo, Hashim Thaçi !

Edon Duraku
28.02.2016
Edon Duraku

Cette nuit, on campe devant l’immeuble du gouvernement pour exiger la démission de celui-ci et empêcher l’élection à la présidence de l’État le criminel : Hashim Thaçi.

Edon Duraku
23.02.2016
Shqip
Ukshin Hoti

Një qëllim fisnik nuk mund të realizohet me metodat makiaveliste të intrigave dhe të shpifjeve. Bashkimin e Italisë nuk e solli mendimi politik i Makiavelit por vetëm mendimi politik i Macinit dhe lufta vetmohuese e një morali tejet të lartë e Garibaldit. Makiaveli e ka përshkruar luftën politike për pushtet të sundimtarëve të ndryshëm të paskrupullt dhe të princërve të Italisë feudale. Ai u jepte atyre udhëzime se si ta përforcojnë pushtetin dhe ka pasur besim se ndonjëri prej tyre do ta shfrytëzojë atë pushtet në favor të bashkimit të Italisë. Mjeshtritë të cilat i përshkruan dhe i rekomandon ai sigurisht që janë shfrytëzuar edhe më parë, por edhe pas tij, në luftërat e përgjakshme për pushtet nga ana e oborrtarëve të ndryshëm dhe despotëve, nga ana e tiranëve dhe diktatorëve të vjetër e modernë, por kurrë ndonjëherë ato, gjatë gjithë historisë, nuk e kanë sjellë fitoren e çfarëdo lëvizjeje politike serioze dhe as forcimin e çfarëdo pushteti demokratik. Ato mund të sjellin forcimin e pushteteve dhe të pushtetmbajtësve despotikë, autokratikë, autoritarë dhe totalitarë; ato janë metoda të një lufte të paskrupullt, të paturpshme dhe të përgjakshme për pushtet, por ato janë në kundërshtim të ashpër dhe të thellë me vetë nocionin e demokracisë.

Ukshin Hoti
20.02.2016