Ce n’est ni une quenelle, ni une croix nazie,
C’est juste un aigle, mais un aigle maudit.
D’abord des Castriotes, puis de toute l’Arbërie.
Et un jour, dans la Kosovë, l’oiseau fût interdit.

Pendant des siècles il aura tremblé, il aura saigné,
Dans une cage, humilié, torturé et mille coups assénés.
Aujourd’hui en quête de liberté et pas complètement soigné,
Toujours pourchassé, par les mêmes, les inlassables braconniers.

J’aimerais tant le voir ailes déployés, libre voltiger sans cicatrice.
Qu’il ne se déguise plus, qu’on lève enfin son maléfice.
Loin de tout, je ne veux m’en inquiéter, ni lui faire hospice.
Mais si une once de violence, surgit du passé comme exercice.

Vous aurez affaire à ma colère, à ma voix vocifératrice !

Plus il saignera, plus on le traquera, plus on le marginalisera, plus on le criminalisera, plus on matraquera, plus il sera beau et plus je l’aimera.

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