Edon Duraku

Un message à tous ceux qui m’ont souhaité un joyeux anniversaire durant le mois du juin avec l’incertitude de savoir le jour exacte. Que ce soit via Facebook, Twitter, téléphone, SMS, MMS, lettre recommandée, carte postale, e-mail, minitel, parchemin, pigeon voyageur, écuyer ou estafette, j’apprécie votre geste, mais je vais me permettre d’ajouter un bémol.

Je suis gêné, car je n’ai aucun mérite à ce qu’on me souhaite mon anniversaire. Je n’ai rien fait pour que ça se passe bien et la date, je ne l’ai même pas choisie. C’est en réalité à ma mère que vont tous les mérites, c’est elle qui a souffert, qui a eu la force de me supporter 9 mois et le courage de me propulser dans ce monde (Imaginez juste un instant : moi dans votre ventre… voilà…). Je lui adresserais vos vœux elle sera ravie d’apprendre tout le bonheur que vous lui souhaitez. Ensuite à mon père, qui a certainement souffert le plus en voyant ma mère souffrir lorsqu'il se faisait un billard avec ses amis. Puis si ça tenait qu’à moi je ne serais jamais sorti vivre dans un monde où la population vote à plus de 80% en faveur d’une loi sur le durcissement de l’asile. D'ailleurs, ce traumatisme de la naissance a provoqué depuis en moi l’incessant besoin de tenter de retourner dans le ventre des autres femmes.

Enfin si à l’avenir vous pouviez vous mettre d’accord pour m’envoyer vos vœux éparpillés durant l’année ce serait sympa, car le mec qui applique vos vœux, n’a pas le temps de tout assimiler, du coup ce que vous me souhaitez de bien, ne m’arrive jamais. C’est vraiment dommage pour vos souhaits évidemment… tant de gaspillage… et pour moi accessoirement. D'ailleurs, pourquoi il n’y a aucune personnification de la fête d’anniversaire ?

Pourtant, ma délicatesse, ma politesse et mon savoir-vivre m’oblige malgré moi à vous remercier. Donc… Merci… mais bof quoi…

Je finirai sur un vœu unique que je me souhaite ; c’est que l’année prochaine vous oubliiez vraiment tous ma date d’anniversaire. Merci.

Edon Duraku
18.06.2013