Un jour, un prolétaire de l'Albanie socialiste se retrouve dans l'au-delà et rencontre Skënderbeu, le héros national des Albanais. Skënderbeu lui demande ce que deviennent ses descendants, et le prolétaire lui dit qu'ils ne vont pas si bien que ça, parce qu'ils travaillent trop et sont mal payés. Mais le pire c'est qu'ils sont assoiffés de sexe et qu'ils ne trouvent rien. "On est en grand manque de femmes, lui dit-il. Seule la nomenklatura peut baiser à sa guise, mais nous, les prolétaires, nous crevons littéralement." Embarrassé, Skënderbeu lui demande si au moins ils se branlent pour se soulager. "Même ça, malheureusement, c'est impossible, répond le prolétaire, parce que le slogan du Parti c'est : nous construisons le socialisme avec une arme dans une main et une pioche dans l'autre. Du coup, on a les deux mains prises en permanence.
