Hier, j’ai voulu partager sur Facebook un article publié sur mon site.
Résultat : le lien disparaît quelques secondes après publication.
Après plusieurs tests :
- L’image seule passe.
- L’article sans l’image passe.
- Mais l’article + l’image = suppression automatique.
L’élément bloquant ?
Un drapeau rouge/noir avec une étoile et un “A” anarchiste, associé dans le titre aux mots “idéologies radicales, marxisme et anarchisme”.
Pourtant, il s’agit d’un texte de débat académique, traduit de l’albanais, issu d’un panel public à l’Université de Prishtina.
Les filtres automatiques de Facebook ne font pas la différence entre un contenu de haine et un contenu militant qui cherche à éveiller, informer et organiser.
Ça me révolte.
Le plus ironique, c’est que cette censure frappe surtout les militants et chercheurs de gauche, alors que les algorithmes laissent circuler massivement de vraies campagnes de désinformation d’extrême droite.
Pendant que la fachosphère hurle au “on ne peut plus rien dire”, tout en occupant l’espace médiatique, ce sont nos analyses, nos symboles et notre mémoire politique qui sont rendus invisibles.
Ce n’est pas qu’“on ne peut plus rien dire”.
C’est que certains discours sont activement étouffés, pendant que d’autres ont le champ libre.
