Le 19 mai 1999, la prison, entourée de chars et de canons anti-aériens de l’armée serbe, est bombardée par l’OTAN. Dans les jours qui suivent, les gardiens et des paramilitaires serbes alignent dans la cour les 800 prisonniers albanais sur les mille que la prison contient, les autres se cachant dans les geôles. Les gardiens et les paramilitaires serbes vident ainsi leurs munitions sur les prisonniers aux moyens de l’arsenal qu’ils ont sous la main : grenades, lance-grenades, mitrailleuses, snipers et bazookas, témoigneront les prisonniers. Le massacre fait 176 morts et plus de 200 blessés. L’ONG « Human Right Watch » se rend sur les lieux le 24 mai 1999 et constate les dégâts qu’ils publieront plus tard dans leur rapport.